Expo archives

Solo Show Galerie Lligat

Plissements

septembre/novembre 2022


La galerie Lligat présente la première exposition personnelle de Muriel Valat-B « Plissements » où seront présentées les œuvres sur papier et les œuvres textiles. Depuis les années 90, Muriel Valat-B travaille entre l’Allemagne et les Pyrénées Orientales. Sa recherche plastique – gravure et art textile – est traversée par l’acte d’écriture.

Le geste de plier, qu’elle veut minimaliste, n’est pas relié à la seule pratique de l’art textile. Sur ses gravures, Muriel Valat-B appose des morceaux d’étoffes qui côtoient l’encre et ses sillons allant jusqu’à visuellement créer une impression de pli et de dépliement. Les directions données à sa recherche qui alimentent différentes séries sont traversées par une même tension expérientielle et une même conduite résumée par l’artiste :  « Plier c’est écrire ».

« Du bout des doigts, plier le tissu, interrompre sa surface, contrarier son déroulement. À l’endroit
du pli, un pan disparaît. Par son apparition, le pli manifeste l’espace de la disparition ; il éclipse un espace, il crée un espace. Dans un seul et même geste, le pli opère un mouvement contradictoire de présence/absence.
On ferme un pli, on ouvre un précipice. Le pli appelle une mémoire à fleur de peau, aménage un lieu pour ce surgissement ; sismographe, il trace la ligne, où rejouer la secousse. L’envers devient l’endroit où cela même affleure à la fois caché et libéré dans le pli. Plier c’est déplier. » 
— Muriel Valat-B, 2021.

PLISSEMENTS

Nous sommes ravis d’annoncer dans le cadre du premier solo show consacré à l’œuvre de Muriel Valat-B, la préparation du premier ouvrage de la Galerie Lligat « Plissements », à paraître en septembre 2021, réalisé avec le soutien aux galeries / publication du Centre national des arts plastiques ! 

We are very pleased to announce in the context of the first solo show dedicated to the work of Muriel Valat-B, the preparation of the first book of the Gallery Lligat 

 » Plissements  » [Folds], to be published in September 2021, realized with the support to the galleries / publication of the National Center of Plastic Arts ! 

Le pan

Avant le plissement ou la torsion des cotons, il y a le pan. Le pan de tissu, découpé, choisi parmi d’autres qui alimentent les réserves de l’atelier.

L’étymologie latine de pan, pannus, signifie le lambeau d’un plan, et renvoie aux notions de morceau, de bande d’étoffe, de versant, de partie et d’étendue (d’un pays). Le mot, précise Georges Didi-Huberman, « eut d’abord à se disjoindre entre tissu et mur : haillon, guenille, morceau d’étoffe ou morceau d’un vêtement, pièce bande ». Dans sa forme panat, il renvoie au dérobé, au caché (1734) et dans sa forme pannicle, il désigne une couche de tissu musculeux ou cellulaire, le pannicule étant une membrane qui enveloppe l’enfant dans l’utérus.

Peut-être faut-il jouer avec cette plasticité lexicologique pour saisir les mondes qui apparaissent dans les œuvres de Muriel Valat-B : Shiboris traversés par des bouts de ficelles, encrés, apprêtés ; pièces d’organdi blanc, pliées et entachées de noires beautés éparses ; gravures plus ou moins saturées de rainures nerveuses qui se trament avec des tâches de couleur ou des pans coupés de coton appliqués dessus-dessous ; voiles transparents pliés selon une architectonique dans laquelle l’encre s’immisce.

Muriel Valat-B cherche la quadrature, fragmente et déconstruit la représentation du corps en absence, repensé ici à partir d’un pan (tissu, plaque de gravure).

Le pan s’affranchit du plan d’ensemble de l’étoffe de la robe ou du drapé, et s’inscrit dans l’espace géométrique sous condition : questionner la relation entre transparence et opacité, surface et profondeur. Il s’agit « de sortir d’une opposition entre profondeur et superficialité en invitant […] à voir partout une peau, des surfaces, des inventions de la peau, annulant tout projet de chercher dans les profondeurs, autant que de trouver les profondeurs à la surface : ce qu’il y a, c’est la peau, à la surface ». Convoquer la vision, explorer les limites de la perception, jusqu’à « plier la lumière ». Valérie Jottreau, octobre 2021.

Positions 2021

Art fair Berlin Tempelhof

Galerie Lligat Stand B09

iJNDZN 2021

HyGièNe DeS éDeNS

Le collectif After and or According to, Émilie Akli, Gilles Bingisser, Xavier Bismuth, Judith Estela Britez di Sano, Alex Chevalier, Chantal Collec Pellerin, Marianne Colombani, Marie Cécile de Beyssac, François Fondeville, Guillaume Fosse, Pierrette Gaudiat, André Geertse, Michel Giroud, Rafael Gray, Max Horde, Joël Hubaut, iF collectiF, Won Jy, Piotr Kowalski, Maëlle Labussière, Yves Lappert, Alain Léonésie, Martin Mc Nulty, Bruno Mercet, Sylvie Mir, Nous Horizons, Beth O’Grady, Wan Seok Oh, Lisbeth Parisius, Ulla Pedersen, Ugo Pipo, Isabelle Poussière Poussier, Thomas Seto et Hyunjoo Son, Muriel Valat-b, Ankie Van Dijk, Martine Viale et Max Wayse. 

Rathenau Hallen Berlin 2020

Kkka Künstlerkollektiv

Transformart Berlin 2019

La nuit est usée 2018